Hausse des refus d’obtempérer
18/06/2026 Sécurité routièreSelon le ministère de l’Intérieur, les forces de sécurité intérieure ont enregistré 36 900 délits de refus de contrôle routier, dont 28 200 refus d’obtempérer routiers en 2025. Le nombre total de ces infractions a augmenté de 9% par rapport à 2024, sous l’effet principalement de la hausse des refus d’obtempérer routiers (+10%), en particulier dans leur forme aggravée (+16%). « Cette progression est nettement supérieure à celle observée en moyenne chaque année entre 2016 et 2025 (+2%) », indique le ministère, expliquant que cette forte hausse « pourrait notamment s’expliquer par l’intensification des contrôles routiers ciblant des infractions connexes, comme le délit de défaut de permis de conduire ou d’assurance ».
Des départements plus impactés que d’autres
Si l’ensemble du territoire français est concerné par ce phénomène, certains départements sont plus touchés que d’autres. Ainsi, la Guadeloupe et la Martinique arrivent en tête de ce type de délinquance routière, avec 9 cas pour 10 000 habitants. Viennent ensuite les départements du Vaucluse, des Pyrénées-Orientales et de la Seine-Saint-Denis.
Ce délit est commis à 93% par des hommes qui, pour les deux-tiers ont entre 15 et 29 ans.
Les sanctions encourues
Selon l’article L. 233-1 du Code de la route, un conducteur qui refuse d’obtempérer encourt jusqu’à 2 ans d’emprisonnement,15 000 € d’amende et un retrait de 6 points sur le permis de conduire. En cas présence de circonstances aggravantes, prévues à l’article L. 233-1-1, les peines sont substantiellement renforcées. Elles sont portées à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende lorsque la fuite expose autrui à un risque de mort ou de blessures graves et peuvent aller jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 € d’amende lorsque le comportement du conducteur met directement en danger les forces de l’ordre.
S. A.
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