Les jeunes restent attachés à l’automobile

13/10/2026 Automobile/Équipements

Automobile/Équipements Les jeunes restent attachés à l’automobile

La voiture a beau traverser une période de profondes mutations technologiques, économiques et sociétales, les Français ne semblent pas prêts à s’en détourner. Selon un sondage Ipsos réalisé pour le Mondial de l’Auto 2026, 91 % des personnes interrogées vivent dans un foyer possédant au moins une voiture. Plus encore, 94 % estiment que leur véhicule leur apporte liberté et autonomie, tandis que 81 % déclarent ne pas pouvoir s’en passer. Chez les actifs de 25 à 55 ans, la dépendance est particulièrement visible : près d’un sur deux utilise son véhicule pour plus de la moitié de ses déplacements professionnels.

La sécurité, premier critère de choix
Cet attachement dépasse la simple nécessité. Près de deux Français sur trois (64 %) associent encore l’automobile au plaisir et 51 % disent avoir déjà éprouvé un attachement presque sentimental pour une voiture. Cette proximité affective cohabite cependant avec des considérations très concrètes. Dans un contexte de pouvoir d’achat sous pression, les automobilistes arbitrent davantage leurs choix à partir des usages et des dépenses qu’ils ont à assumer. Si le prix constituait le premier critère d’achat en 2024, la sécurité arrive aujourd’hui en tête des attentes, citée par 93 % des répondants. Le coût à l’usage suit de près (91 %), devant le confort et l’espace intérieur (88 %). Les équipements (65 %), la performance (62 %) et l’écologie (62 %) complètent ce panorama.

Un signe extérieur de réussite
L’automobile conserve par ailleurs une dimension statutaire : près d’un Français sur deux la considère encore comme un marqueur d’accomplissement social. Cette dimension symbolique apparaît particulièrement forte chez les jeunes. Parmi les 16-24 ans, 84 % souhaiteraient posséder une voiture haut de gamme s’ils en avaient les moyens, contre 65 % des 25-55 ans et 41 % des plus de 55 ans. Au fil des générations, l’aspiration au prestige s’atténue, mais chez les plus jeunes, la voiture continue d’incarner deux valeurs historiques : la liberté et le statut, bien que certains, notamment ceux qui vivent en milieu urbain, ne soient pas forcément pressés de passer le permis ! Paradoxe de la jeunesse.
S. A.


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